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17/12/2020

L’Amour de Dieu pour son Peuple avec la covid-19

Sr Agnes Mdzinga, fdls – Malawi

L’année 2020 a été difficile pour bien des peuples à travers le monde à cause des effets de la pandémie Covid-19. Au Malawi, les gens en sont affectés de différentes façons. Au-delà des aspects financiers, sociaux ou psychologiques, ils ont aussi été affectés spirituellement, car la Conférence épiscopale du Malawi a ordonné que toutes les églises de Malawi soient fermées un certain temps, toutes ensemble, pour arrêter la propagation de la pandémie.

L’interdiction des rassemblements dans les églises, entre autres, a touché les sessions annuelles que nous avions pour les jeunes femmes aspirant à joindre les Filles de la Sagesse. Habituellement, nous avions ces sessions au mois d’août, mais à cause des interdits, elle aura lieu du 18 au 22 décembre 2020.

Durant ce temps, j’ai été témoin de l’amour du Seigneur pour son peuple, car en dépit de l’interdiction de rassemblements en église, le peuple a prié dans leurs maisons, même plus qu’avant. J’ai interagi avec les jeunes femmes aspirant se joindre à nous, de différentes façons comme WhatsApp.  Parfois, elles pouvaient me poster leurs questions via WhatsApp et je répondais de la même manière, soit par messages textes ou par appels téléphoniques.

En plus des moyens ci-dessus pour répandre la spiritualité et le charisme auprès des jeunes, j’ai vraiment été témoin de l’amour du Seigneur pour son peuple en ce moment. Il a élargi ma façon de penser pour partager notre spiritualité et charisme, non seulement auprès des jeunes ou des jeunes femmes aspirant à se joindre à nous, mais aussi avec tout le peuple de bonne volonté. C’est ainsi que je suis allée à Luntha (Sagesse) Télévision des Missionnaires Montfortains avec deux collègues, Sr Dorothy Chimwala et Sr Jane Mpando et on a fait une brève histoire des Filles de la Sagesse et aussi des Amis de la Sagesse. Ceux et celles qui ne pouvaient se joindre à nous comme Fille de la Sagesse pour une raison ou une autre, pouvaient servir le Seigneur en diffusant la spiritualité et le charisme des Filles de la Sagesse en devenant des Amis de la Sagesse. Ce programme a été diffusé à plusieurs reprises et j’ai reçu du feedback ou des retours par téléphone.

Un aperçu de ce programme sera envoyé via google drive

J’ai également été témoin de l’amour de Dieu pour son peuple en ce moment où 2 de nos novices, Annie Solomon et Catherine Kaluwa ont fait leurs premiers vœux au Seigneur dans la Congrégation des Filles de la Sagesse le 17 octobre 2020. Avec l’interdiction de rassemblements chrétiens, nous avons attendu longtemps avant de voir nos chères novices prononcer leurs vœux. Leur profession a donné de l’espoir aux Filles de la Sagesse et à l’Église en général. Comme St Paul le dit dans sa lettre aux Romains, Chapitre 8, 35-39, « rien ne nous séparera de l’amour de Dieu ».

Voici le témoignage de nos deux Sœurs.

Sr Catherine Kaluwa, fdls – Malawi

L’histoire de ma vocation ressemble à celle d’un papillon. C’est un changement de vie. Un changement prend du temps, un changement est risqué, un changement est douloureux, un changement fait peur, et peut encourir des erreurs. J’étais étonnée que, dans ma petitesse, Dieu veuille s’abaisser et venir vers la fille aînée de Modesta et James Kaluwa de Kwanjana, du district de Thyolo et lui dire « Viens, suis-moi, je ferai de toi un beau Papillon. » En ce temps-là, ce qui était important pour moi, c’étaient les affaires. J’ignorais que Dieu pouvait me trouver dans la vie ordinaire comme il fit pour Jean et Jacques, les fils de Zébédée. L’affirmation de cet appel de Dieu a nécessité beaucoup de temps, de réflexion pour discerner.

Tout mon succès n’aurait pas été possible si je n’avais pas entendu la phrase qui résonne dans les profondeurs de mon cœur jusqu’à aujourd’hui, « Viens, suis-moi, je ferai de toi un beau Papillon. »

Je réfléchissais aux paroles de St Augustin lorsqu’il dit « Ils ne sont pas appelés parce qu’ils sont des saints, mais ils sont devenus des saints parce qu’ils étaient appelés. » Dans mon chemin de peur, de doutes et de difficultés, alors que je tentais de saisir ce que Jésus m’enseignait, mon peu de foi grandit et j’ai fait les premiers pas pour approcher les Filles de la Sagesse. Quand je les ai visitées pour la première fois avec ma mère, j’ai découvert que ce qui me rend vraiment heureuse sont les moments où je prends conscience que, dans notre faiblesse, le Seigneur nous aide à porter nos fardeaux parce qu’il voit nos efforts à accomplir sa volonté.

J’ai beaucoup apprécié le temps qui me fut donné pour ma formation. J’ai bien répondu à ce processus même si, parfois, j’étais tourmentée, d’autres fois, j’étais mis au défi d’en faire davantage, et à la fin, j’étais heureuse de constater les changements encourus dans ma vie.

Six ans de formation ont vite passé. Beaucoup de choses ont changé à mon insu, les personnes rencontrées, les endroits visités, et spécialement la croissance de mon être que nul ne peut percevoir. Six ans! Je n’avais jamais pensé parvenir à gravir ce piédestal, là où je suis maintenant, un piédestal qui me donne l’opportunité de regarder en arrière d’où je viens et en avant où j’irai. En  ce moment, je veux dire avec Montfort que je ne serai pas inquiète, car qu’importe ce qui m’arrive, j’ai un Père dans les cieux qui ne me manquera jamais.

En plus, je remercie ma famille avec affection. Ma vie vient de Dieu mais ma famille m’a élevée et nourrie depuis ma naissance. Ma famille aimante m’a aussi fait prendre conscience de ma vocation. Elle m’a enseigné à prier et à respecter les autres. Je suis reconnaissante d’être parvenue à ce stade de ma vie.

Finalement, en regardant ces années de changement dans ma vie, je peux voir que sans Dieu, il n’y a pas de joie. À mesure que mon apprentissage continue, je prie que je puisse écouter le message puissant qui résonne dans mon cœur me disant de le suivre car il me transformera en beau papillon. Je prie aussi pour que d’autres découvrent vraiment qui elles sont. Cela peut se faire si elles se laissent toucher par le Divin Maître et l’écoutent dans la foi et l’ouverture de cœur.

La vocation au milieu de la Covid 19

Sr Annie Solomon, fdls – Malawi

Voici déjà un an depuis que le virus de la covid 19 a fait éruption. La pandémie qui fait trembler le monde a réclamé des millions de vie même parmi les nôtres. La maladie a fermé le monde entier, remplissant de questions les espaces laissés vides. Est-ce une punition de Dieu? Dieu nous a-t-il abandonné? Peut-il ressentir notre douleur? Et ainsi de suite….

La situation nous a remplis d’angoisse. Peut-être le Seigneur nous parle silencieusement de différentes façons, pour nous arrêter et écouter sa voix très douce. La chose merveilleuse en ce temps, c’est que Dieu ne cesse jamais d’appeler son peuple à sa vigne.

En dépit de la pandémie, certaines personnes risquent leur vie pour Lui, saisissant qu’Il est la source de notre amour et de notre salut. Donc, il nous appelle encore à sa table d’abondance pour partager cet amour et ce salut. Confronter notre foi, la foi en Dieu. Il est écrit « Viens et vois » (Jn 1, 38). Au début, je me sentais inspirée par son amour par les Filles de la Sagesse qui étaient près de moi à cette époque. Cela m’a donné le goût de partager leur style de vie. Plusieurs années de difficulté ont suivi, et j’ai été plus attentive à moi-même comme aspirante et novice. J’ai trouvé cela nécessaire, plaisant et utile, et en harmonie avec mes attraits. En pleine pandémie, il semblait ne plus y avoir d’espoir pour l’avenir. Mais, en marchant sur les pas de Montfort et de Marie-Louise, j’ai eu le courage de m’engager à vivre comme eux.

Congrégation des Filles de la Sagesse

Sr Agnès, Sr Annie et Sr Catherine

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